Attentat au Niger: vive l’indépendance énergétique!

Plus un gramme d’uranium ne provient de la France et pourtant l’argument de « l’indépendance énergétique » a encore ses défenseurs…

Avec les guerres du pétrole, le développement du nucléaire (surtout en Chine et au Vietnam) ouvre la voie des guerres de l’uranium.

Cet attentat contre la mine d’Aréva, dont les principales victimes sont des ouvriers n’est qu’un prémisse d’une nouvelle ère qui va menacer durablement cette industrie.

Des grilles autour des centrales et maintenant autour des mines !

C’est ça « le monde du nucléaire » !

mars 2013: la revue « Silence » et l’arret immédiat

La critique du livre par Marie-Pierre Nadjan:

Un exposé clair et méthodique prouvant la possibilité technique d’arrêter en quatre ans toutes les centrales françaises, en recourant à la sobriété et, momentanément au charbon. Nos centrales thermiques sont sous-utilisées et ça ne produirait que peu de gaz à effet de serre comparé au pétrole. Un rapport de force politique est évidemment nécessaire. Pour y parvenir, ce livre est un argument de poids, ajouté à l’exemple actuel du Japon. Après l’arrêt, il nous restera encore à démanteler les sites et à gérer les déchets,, autant de sources de catastrophes dont nous ne serons pas quittes : raison de plus pour, déjà, en finir au plus vite avec l’activité des centrales !

et plus loin dans un autre article intitulé: « sortir vite c’est recourir aux centrales thermiques? »

• Jean-Luc Pasquinet et Pierre Lucot rappellent qu’aux côtés de Roger et Bella Belbéoch, ils préconisent une sortie rapide depuis 1993. Cette décision ne peut être prisé politiquement
que dans deux cas: après une catastrophe ou en réponse à la demande d’une majorité de la population. Pour eux, techniquement, « il faut construire d’autres centrales thermiques fossiles, développer le renouvelable et l’efficacité, et promouvoir la sobriété ». Les compagnies électriques japonaises n’ont mis que 9 mois pour mettre en route des centrales au gaz. « Le nucléaire ne constituant que 2 % de la consommation primaire d’énergie dans le monde, son remplacement par du gaz ou du charbon ne générerait que très peu de gaz a effet de serre supplémentaire. Pour réduire efficacement les émissions, mieux vaut s’attaquer au pétrole et à son monde. » Eux aussi soulignent le risque social d’un arrêt brutal dû à un accident : « La solidarité devra être de mise quand on sait que les 30 % de logements chauffés à l’électricité sont souvent ceux des plus démunis« .. Ils interpellent les militants antinucléaires: il faut une « révolution culturelle » pour éviter la catastrophe que laisse possible une sortie trop progressive.

Une raison de plus (s’il en était besoin) pour soutenir la revue « Silence » !

Arrêt Immédiat: conférence à Rouen le 2 mai

Le collectif « STOP-EPR ni à Penly, ni ailleurs »

a le plaisir de vous convier à une rencontre-débat avec Jean-Luc Pasquinet (mouvement des Objecteurs de Croissance)
sur le thème de l’arrêt immédiat du nucléaire,
le jeudi 02 mai 2013 entre 18 h 30 et 20 h 00
à la Maison des associations et de la solidarité de Rouen
22, rue Dumont d’Urville, 76 000 Rouen
cet évènement est organisé dans le cadre du « débat national sur la transition énergétique ».

Fukushima: les (mauvaises) nouvelles du jour !

On ne le dira jamais assez:
la catastrophe a commencé en mars 2011!

Dans libération du 8 avril 2013:

Fuite massive d’eau hautement radioactive à Fukushima: L’opérateur de la centrale, Tepco, a reconnu que les écoulements à partir de deux réservoirs de stockage constituent la « plus grande quantité de substances radioactives relâchée » depuis décembre 2011.

lire la suite: Fuite massive à Fuku LIBE 080413

Pour que cesse la confusion entre ENERGIE et ELECTRICITE

Proposer le remplacement du nucléaire par des centrales au charbon ou au gaz ne suscite plus autant d’opposition qu’il y a quelques années. Cette substitution pose la question de son impact en  gaz à effet de serre.

Il existe une grande confusion,  malheureusement fort répandue chez les écologistes, entre énergie et électricité.

L’électricité est produite essentiellement avec du fossile dans le monde et essentiellement avec du charbon. Le nucléaire est non seulement marginal  mais en déclin ;  sa part dans le mix énergétique mondial ne représente plus que de 2 % de la consommation finale d’énergie.

L’énergie, c’est d’abord le pétrole. Le pétrole c’est le sang de notre civilisation. Peu couteux à extraire, il est au cœur de l’organisation libérale et productiviste du monde, c’est lui qui permet l’utilisation des automobiles, des avions, des machines agricoles, des cargos….et de beaucoup de machines industrielles. Il est également au cœur de la société de consommation : la quasi des objets qui nous entourent, sont issus du pétrole.

Lire la suite de l’article de Jean-Luc Pasquinet:

Sur la confusion entre énergie et électricité JLP

Pour le DG de l’IRSN: plus c’est petit plus c’est sûr !!!

Du grand n’importe quoi!
Pour Jacques Repussard, Directeur de l’IRSN « il faut des technologies (nucléaires) éliminant les risques d’accident aussi graves (qu’à Fukushima). Cela demande  (…) d’imaginer d’autres types de réacteurs et d’arrêter la course à la puissance« .
Décidemment les nucléocrates ne peuvent se résigner à solliciter des fonds de recherches, avec l’éternel refrain: « on fera mieux la prochaine fois ».
On connait la chanson depuis Superphenix puis l’EPR.
Maintenant, il s’agit de faire plus petit, pour que la catastrophe soit… moins grande: il fallait y penser!
L’erreur est d’oublier de dire que « si c’est plus petit… il en faut davantage ! »
Or davantage de réacteurs, c’est davantage de risques d’accidents!

Notre J.R. national pointe préalablement les 5 conditions de la sécurité:
– la santé économique de l’exploitant (des sous, des sous!)
– la culture de la sureté (!)
– la recherche et l’innovation (ben voyons !)
– le contrôle (les sous traitants exploités apprécieront)
– la vigilance de la société (quel culot!)

La suite édifiante est ici: .Un J.R. à la française !