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Attentat au Niger: vive l’indépendance énergétique!

Plus un gramme d’uranium ne provient de la France et pourtant l’argument de « l’indépendance énergétique » a encore ses défenseurs…

Avec les guerres du pétrole, le développement du nucléaire (surtout en Chine et au Vietnam) ouvre la voie des guerres de l’uranium.

Cet attentat contre la mine d’Aréva, dont les principales victimes sont des ouvriers n’est qu’un prémisse d’une nouvelle ère qui va menacer durablement cette industrie.

Des grilles autour des centrales et maintenant autour des mines !

C’est ça « le monde du nucléaire » !

JL Basdevant, professeur de Physique qui a formé des générations de polytechniciens demande la fermeture de Fessenheim et se prononce pour la sortie du nucléaire!!

entretien du 15 février sur reporterre:

http://www.reporterre.net/spip.php?article3851

(…) »Dans un système complexe, un accident grave peut provenir de la conjonction inattendue et imprévisible de défaillances élémentaires, anodines en elles-mêmes. Three Mile Island en donne un exemple, Charles Perrow a pu étendre cette idée à de nombreuses situations de la technologie moderne : accidents chimiques, catastrophes aériennes, etc.

Un accident nucléaire à Fessenheim aurait des conséquences plus que dramatiques. Elle est située à l’aplomb de la plus grande nappe phréatique de France, d’une capacité de 35 milliards de mètres cubes sur sa partie alsacienne, qui se prolonge en Allemagne. Et, pour corser le tout, elle est également à l’aplomb de la vallée du Rhin qui, entre Bâle et Rotterdam, est la région la plus peuplée, active, industrielle de l’Europe.

Cela signifie qu’en cas d’accident avec fusion partielle du cœur, une fois la dalle percée, le Rhin serait contaminé, jusqu’à Rotterdam. Un accident nucléaire grave y serait une catastrophe dramatique pour toute l’Europe, un coup de poignard qui anéantirait la vie dans cette région pendant plus de 300 ans.

Arrêter Fessenheim est, pour moi, une application du principe de précaution, tant évoqué, qui relève d’un devoir moral vis-à-vis des habitants de l’Europe. » (…)

430 milliards et 4 départements: le coût IRSN de la catastrophe!

7 février 2013, c’est l’info du jour (dont nous parlions bien évidemment dans notre livre):

  L’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire chiffre à 430 milliards d’euros (20% du PIB) le coût d’un sinistre majeur de type Tchernobyl ou Fukushima sur un réacteur standard du parc hexagonal.

C’est deux fois moins que l’estimation de la Cour des Comptes… mais ou est le « coût humain » des cancers, des malformations, des espaces interdits pour plusieurs générations?

Toutes les données dans l’article joint qui a la malencontreuse idée de conclure par:

«Contrairement à ce qui s’est passé au Japon, il est impossible d’imaginer que la France puisse arrêter d’un coup toutes les centrales nucléaires, qui fournissent 75% de l’électricité du pays», précise Patrick Momal, l’économiste de l’IRSN qui a mené ces travaux.

Ben voyons ! On devrait lui envoyer notre livre… avant la catastrophe!

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